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#Elcé : l’aventure d’une passion
#Elcé : l’aventure d’une passion

Le #dessinateur marseillais Elcé signe la bande dessinée de l’été #2013 :
« Gus le Sar : sous la canicule, un peu de fraîcheur ».
Des #strips à lire sur le #web que l’artiste aimerait bien voir édités.
Rencontre avec l'auteur pour un portrait haut en couleurs !

#Elcé : l’aventure d’une passion

«La Passion du dessin m’est venue à l’âge de 6 ans en voyant mon père réaliser une bande dessinée de recettes de desserts. J’ai trouvé ça tellement magique que j’ai décidé d’en faire mon métier», raconte Elcé en remontant dans ses souvenirs d’enfance.

« Seulement, les années passent. On s’aperçoit qu’avoir une passion est une chose. En vivre, en est une autre. Je suis donc passé par des petits boulots. D’abord dessinateur dans un cabinet d’architectes à Paris, chez mon père. Puis à l’Atelier 9 à Marseille où j’étais le Gaston Lagaffe de l’agence. Après mon licenciement, j’ai pris le taureau par les cornes pour me lancer dans la grande aventure ». Seul. Alors, Elcé multiplie les expériences et revêt plusieurs casquettes : dessinateur, illustrateur, caricaturiste. Il enchaîne les petits boulots. Dessins de presse pour la Safim, tee-shirts pour le Mondial à pétanque la Marseillaise, animations de caricatures, créations de plaquettes, et même aide-accessoiriste pour la télévision. «Dans ce métier, j’ai appris à manger de la vache enragée à toutes les sauces». Pas facile de vivre de son art. De sa passion.

Mais c’est aussi le temps, du premier album avec Les aventures de Kimbo -Cap sur Tombouctou (Nouvelles Editions Ivoiriennes).
S’en suit la publication d’une collection de bandes dessinées Planier puis deLa soupe d’Esque en 2008.
Elcé réalise Manon et Ange à la découverte de la Corse, un livre-jeu commandé par la SNCM à l’attention des enfants qui effectuent la traversée maritime vers la Corse sur les ferries de la compagnie. De là, «des poissons plein les tiroirs», lui vient l’idée de mettre en scène les Péripéties de Gus le Sar.
En 2012, Il publie, en collaboration avec Joëlle Delange, La robe de Sophie, un ouvrage pour enfant illustré aux Editions In Octavo. Dernièrement, il vient de publier Le cercle infernal, un album BD de prévention sur les jeux dangereux en milieux scolaires, réalisé en collaboration avec les élèves de l’école hôtelière d’Avignon et l’Apeas.

Cet artiste au grand coeur, aujourd’hui consacré dessinateur de bandes dessinées et d’illustration par la profession, se tourne résolument vers le monde de l’éducation avec un nouveau projet à la rentrée. Il intègre l’IME Valbrise à Marseille (11e) où ilyanimera des ateliers dedessins auprès d’enfants en difficulté. « A travers un travail pédagogique, je veux leur permettre de développer leur imagination et d’avancer dans leurs rêves ». Voilà l’artiste parti pour une nouvelle aventure, celle de faire partager sa passion.

Linda #BeDiaf

#Elcé : l’aventure d’une passion

Comic strips : les péripéties de Gus le Sar

« Je me suis retrouvé avec plein de poissons dans mon tiroir », s’est un jour étonné le dessinateur illustrateur de bandes dessinées marseillais Elcé. « Je me suis alors dit que c’était bien dommage et qu’il fallait en faire quelque chose… de ces dessins ».

Parmi tous ses dessins humoristiques crayonnés au pastel et rehaussés au crayon de couleur, on trouve des personnages aux traits de caractère bien trempés comme « Mdr » le requin semiidiot toujours mort de rire et bien sûr «Gus» le poisson sar, star de la BD de l’été d’Elcé. Ces personnages humoristiques sont dessinés dans la plus pure tradition du strip en trois cases où Gus le Sar est mis en scène pour une bonne blague riche en paradoxes et à l’humour décalé qui traduit une certaine ironie, sinon un certain sarcasme inspiré de la réalité. Plutôt naïf, Gus a l’esprit léger. Il est le candide de ces histoires courtes qui, du fond des mers, témoignent de la cruauté de la nature humaine. Mais toujours avec humour. Quand ce n’est pas avec dérision voire quand l’artiste n’utilise pas l’autodérision. En effet, Elcé ne cache pas que son personnage fétiche lui permet, certaine fois, d’exprimer ses coups de gueule.

« Quand il m’arrive une galère et que j’ai envie de la crier, je passe par Gus. Et parfois, je me moque de moi », confie-t-il. Elcé garde toujours à l’esprit ce petit dicton qui lui est cher : « Heureux celui qui sait se moquer de lui car il n’a pas fini de rigoler ». Entièrement crayonnés à la main puis scannés, ces strips sont des créations qui respectent la tradition du dessin digne du neuvième art. Pour chacun, l’artiste travaille le trait de force de façon artisanale et toujours avec la même passion. Son expression et sa mise en scène sont toujours faîtes avec la même recherche d’authenticité. Ces comic strips de l’été marseillais 2013 sont actuellement publiés sur le blog de l’artiste et consultables directement en ligne. Mais l’auteur ne cache pas son envie des les voir un jour imprimés sur papier en format chéquier. « Mon rêve serait de les voir édités », confie le dessinateur qui s’est pris d’affection pour son petit poisson. « Le toucher du livre reste un besoin », souligne-t-il. D’un tempérament optimiste, il s’en réfère à un grand maître zen, celui qui dit toujours : «On verra»...

Linda #BeDiaf

#Elcé : l’aventure d’une passion
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#Elcé : l’aventure d’une passion

La Marseillaise du 19 août 2013 - Edition Marseille

Tag(s) : #People Art, #Culture - 2013, #Minots et Mistinguettes
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