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Crédit Photo : Stéphane Clad / Première du genre sur le périmètre, la crèche interentreprises accueille 40 bambins dans une structure de 380 m2, avec 170 m2 d'extérieur.

Crédit Photo : Stéphane Clad / Première du genre sur le périmètre, la crèche interentreprises accueille 40 bambins dans une structure de 380 m2, avec 170 m2 d'extérieur.

La crèche d’entreprise Cap Canailles a été inaugurée hier dans ses locaux, îlot M5, quartier de la Joliette, dans le 2e arrondissement, c’est-à-dire en plein cœur du périmètre de construction de l’Établissement public d’aménagement d’Euroméditerranée (EPAEM). Un quartier qui compte 11 000 salariés et 1 000 entreprises.

Cette première crèche interentreprises d’Euroméditerrannée de 40 berceaux pour l’accueil d’enfants de 2 mois à 3 ans, a ouvert ses portes le 16 février.


Son principe est d’accueillir les progénitures des salariés des 7 entreprises réservataires qui y ont investi, à savoir la Communauté urbaine de Marseille, la Préfecture des Bouches-du-Rhône, La Poste, la SNCM, EPAEM, Futur Telecom, et l’Institut de recherche et développement (IRD). « Le siège de l’IRD a été délocalisé de Paris à Marseille. Pour accompagner les salariés dans leur délocalisation, il a financé des places en crèche pour les jeunes mamans », a expliqué Laure Gandon, directrice du projet Emploi à Euroméditerranée.
Aujourd’hui, la garde des jeunes enfants est le problème numéro un des parents actifs. En France, seulement 9 places de crèches sont disponibles pour 100 enfants de 0 à 4 ans, en moyenne nationale.
Un phénomène qui ne fait que s’aggraver si l’on ajoute à cela à Marseille – et plus particulièrement dans le 2e secteur de la ville - l’évolution démographique, le taux d’activité croissant des parents et les familles monoparentales de plus en plus nombreuses.

Le président d’Euroméditerranée, Guy Teissier, a d’ailleurs souligné lors de cette inauguration qu’« il y a de plus en plus de ménages actifs et de familles monoparentales à Marseille. Si nous voulons que les femmes puissent travailler et avoir des bébés, ces crèches interentreprises sont des mesures tout à fait intéressantes ».
Pour le président de l’Établissement public, le développement de ces crèches est un signe qu’aujourd’hui les entreprises françaises prennent en compte, dans leur politique sociale, les difficultés de leurs salariés, rappelant que « l’idée même de crèche d’entreprise était complètement absente des entreprises il y a dix ans ». Dans le domaine, les Bouches-du-Rhône sont en retard (la France compte 8 353 crèches collectives dont 230 d’entreprise).
Philanthropie mise à part, les crèches sont aussi un fabuleux outil de défiscalisation pour les entreprises qui engagent des frais dans la création ou la gestion d’une structure d’accueil de la petite enfance car elles bénéficient d’une déductibilité de 100% des charges et d’un crédit d’impôts de 50%. Pour 100 investis par l’entreprise, le coût réel net après fiscalité et de 17 !
La crèche interentreprises est une structure juridique et indépendante homologuée par le conseil général et bénéficiant d’un « Contrat enfant jeunesse » signé avec la Caisse d’allocations familiales (CAF). Le budget de fonctionnement est assuré par la contribution des parents – de manière similaire à celui de la crèche municipale et sur la tarification du barème national de la CAF. Des compléments de la CAF et la participation des entreprises réservataires sont alloués à la société Crèche Attitude qui gère l’établissement. Les entreprises réservataires de ce projet sont engagées sur un partenariat d’une durée de quatre ans qu’elles peuvent reconduire.

Linda BeDiaf

Tag(s) : #Marseille Actu, #Actu, #Euroméditerranée, #Minots et Mistinguettes, #Social
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