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Chaussures à porter ... de Chine !

Gros plan sur les filières de fabrication de chaussures en Chine ! Aubervilliers où les grossistes chinois se sont installés dont le célèbre M. Wang qui a fait d'Aubervilliers une plate-forme unique qui met la Chine aux portes de l'Europe.

De la chaussure en plastique à la paire de talons de grand couturier à "la chaussure fofolle multicolore", Stéphanie - bloggeuse parisienne, explique comment fait un tour des nouveaux commerces qui fleurissent un peu partout qui proposent des chaussures défiant tout concurrence :

Semelle en plastique, mauvais maintien du pied, talons instables, semelles qui partent en écarts... à bas prix pour ne pas dire bradées.

Et cela n'est pas sans conséquence. Un scandale sanitaire est arrivé avec produits qui contiennent un poison le DMFU. Christophe, fonctionnaire à la mairie de Lille, témoigne.

Malgré les contrôles sanitaires et les changements de dénomination "made in PRC", "Style Italy", ces marchandises inondent toujours le marché européens dans cette jungle de consommation à bas prix,.

Le collectif du DMFU compte 22 décès et 700 blessées qui ont été victimes de chaussures, de fauteuil, qui ont été amputées, qui sont victimes de cancer.

Qu’est-ce que le diméthylfumarate ?

Le diméthylfumarate (DMFu), ou fumarate de diméthyle est une substance produite par l’industrie chimique qui se présente à température ambiante sous forme de cristaux blancs presque inodores. Le DMFu présente des propriétés antifongiques (anti-moisissures), c'est-à-dire qu’il détruit et évite le développement de champignons. Ainsi, il est utilisé dans certains pays (notamment du Sud-Est asiatique) pour favoriser la conservation de semences, de textiles et de mobilier, principalement lors des opérations

de stockage et de transport. Le DMFu est utilisé dans certains pays européens (Allemagne, Suisse et Pays-Bas) comme médicament lle Fumaderm©) sous forme de comprimés pour le traitement du psoriasis (maladie chronique occasionnant des démangeaisons et des lésions de la peau). L’utilisation du DMFu à des fins antifongiques est interdite, dans le cadre de la directive européenne 98/8/CE, appelée communément

directive « biocides ». Le DMFu est une substance relativement volatile, ce qui signifie qu’à température ambiante, une partie du produit peut être émise dans l’air. Le DMFu est modérément soluble dans l’eau et très soluble dans les graisses et les huiles.

Les chaussures pour enfant aussi !

Elles contiennent des colorants cancérogènes dans le cuir, du formaldéhyde dans les colles ou du diméthylfumarate (DMFu). De nombreuses notifications du système d'alerte européen Rapex portent aussi sur la présence de chrome IV, responsable d'environ un quart des réactions cutanées aux chaussures. On utilise en effet des sels de chrome III pour tanner le cuir. Or, ils peuvent s'oxyder en chrome IV, qui se libère sous l'effet de la transpiration, provoquant des eczémas de contacts Chroniques. Les lésions apparaissent le plus souvent sur le dessus du pied, les articulations des orteils.

1 à 3% de la population y serait allergique. Fin 2012, l'Allemagne a saisi des chaussures pour hommes dont le cuir contenait 14,8 mg de chrome IV par kilo, trois fois plus que la dose nécessaire pour développer une réaction !

La Commission européenne s'est dotée d'un système d'alerte pour les produits non alimentaires.

Rapex - c'est son nom - a été sollicité une cinquantaine de fois en 2012 pour les produits textiles après la découverte de substances chimiques non autorisées. Début février 2013, l'Estonie a notifié la présence de diméthylfumarate dans un sac à dos pour ordinateur portable importé de Chine. Une cinquantaine, cela semble peu à l'échelle du continent. Mais ces saisies constituent la partie émergée de l'iceberg. De nombreux produits interdits échappent aux contrôles avant de se poser sur notre peau. Ainsi, malgré l'interdiction du DMFu en 2009, plusieurs cas d'intoxication imputés à ce produit ont été enregistrés chaque mois par les centres antipoison français en 2010 et 2011, révèle un rapport du Comité de toxicovigilance publié en mars 2012. Cosette Gohard a même créé un collectif des victimes du DMFu en 2008. «Aujourd'hui, trois ans après l'interdiction, des personnes intoxiquées m'appellent encore, confie-t-elle. Associations de consommateurs et ONG suivent le dossier et lancent des enquêtes. L'Institut national de consommation a analysé une quarantaine de tee-shirts pour enfants en 2009. Dans neuf d'entre eux, elle a trouvé des phtalates à un taux supérieur au seuil toléré par la législation européenne. Neuf maillots officiels de l'Euro 2012 vendus aux supporters présentaient des taux de plomb élevés, a révélé une analyse réalisée par le Bureau européen des associations de consommateurs (BEUC).

«Les réglementations adoptées par l'UE pour garantir la sécurité des produits sont ambitieuses, mais les autorités de contrôles des différents pays membres n'ont pas toujours les moyens de les faire respecter», admet Xavier Guéant, responsable juridique du cabinet de consulting Expertise Textile. Nous avons demandé à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de répression des fraudes (DGCCRF) et à la direction des douanes combien de contrôles elles avaient effectuées sur les textiles l'an dernier et combien d'infractions elles avaient relevées. La première ne nous a pas répondu et la seconde nous a déclaré: «La question des produits toxiques en relation avec les textiles n'est pas un sujet sur lequel la douane souhaite communiquer actuellement.» Rappelons qu'en mars les agents de la DGCCRF se mettaient en grève pour dénoncer le manque de moyens à leur disposition pour assurer leurs missions.

Le Havre a été élu meilleur port européen pour l'année 2012 par plus de 16000 votants, parmi lesquels des importateurs-exportateurs présents en Asie. Entre autres atouts: des procédures douanières simplifiées et rapides. «Un dédouanement des marchandises en moins de 6 minutes et 98% sans contrôle physique», se félicite la direction du port où 2,3 millions de conteneurs sont traités chaque année. Et Bertrand Vuaroquaux, secrétaire national du syndicat des agents des douanes CGT, de préciser: «Moins de 1 % des conteneurs importés sont ouverts dans les ports français. Par ailleurs, nous n'effectuons des analyses en laboratoires que sur quelques centaines de lots de marchandises par an, tous produits confondus: jouets, équipements électriques, vêtements.» Cette faiblesse des contrôles, l'Europe la reconnaît. Elle vient d'annoncer la mise en place, d'ici à 2015, de nouvelles règles pour accroître la surveillance de tous les produits de consommation non alimentaires circulant sur le marché unique.

Tag(s) : #Santé, #Consommation, #Enfants, #Mode, #Minots et Mistinguettes
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