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Les procédés sont un peu les mêmes que ceux utilisés en musique. On a un matériau dansé, on l’assemble, et il y a une infinité de possibilité...

Georges Appaix

Georges APPAIX_Univers Light Oblique_© Georges Appaix / Georges Appaix et et sa compagnie La Liseuse présentent leur dernière création : une mise en image de textes chorégraphiques à travers des lectures et des projections.

Georges APPAIX_Univers Light Oblique_© Georges Appaix / Georges Appaix et et sa compagnie La Liseuse présentent leur dernière création : une mise en image de textes chorégraphiques à travers des lectures et des projections.

Georges #Appaix : "L'écriture de la #danse"

Le chorégraphe marseillais Georges Appaix et sa compagnie La Liseuse, qu’il a installé à la Friche de la Belle de Mai il y a vint ans, se produisent au #Ballet National de Marseille (BNM) avec " Univers Light Oblique ". Ce spectacle chorégraphique, qui réunit six danseurs, est produit dans le cadre de la carte blanche à Marseille Objectif Danse, coproduit par le Festival de Marseille et soutenu par #Marseille-Provence 2013. Entretien.

Linda Be Diaf : " Univers Light Oblique " est-elle la création que vous présentez au Festival de Marseille et pour le Festival de Marseille ?

Georges Appaix : C’est un nouveau spectacle qui s’intéresse à l’écriture au sens large. Pas mal d’images d’Ecriture et de vidéos-projections raconteront une petite histoire des écritures anciennes - des premières écritures jusqu’aux écritures latines et contemporaines. Comme un petit historique assez fantaisiste.

Sur scène, les danseurs parleront beaucoup. Nous nous intéressons à l’écriture car je travaille avec les textes depuis toujours. On travaille sur des textes qui parlent de l’écriture tout en faisant un parallèle avec ce qu’on a l’habitude d’appeler "l’écriture de la danse" : Comment la danse se construit ? Comment on essaie d’écrire des choses sur la scène avec des corps ? Ca, c’est le thème général de la pièce.

L.B.D. : Vous utilisez le corps pour écrire. Ne peut-on pas dire qu’avec vous la chorégraphie devient calligraphie ?

G.A. : Il existe des systèmes de transcription comme l’écriture Laban, l’écriture Benech mais ici il n’y a pas de traces écrites. Je ne parle pas de ça mais plutôt d’une écriture "composition de la danse" - à savoir comment on compose dans l’espace, comment on compose dans le temps et comment on compose avec plusieurs interprètes ?
Quelles sont les combinatoires qu’on utilise entre plusieurs interprètes qui dansent des choses différentes ou la même chose.
Les procédés sont un peu les mêmes que ceux utilisés en musique. On a un matériau dansé, on l’assemble, et il y a une infinité de possibilité... C’est tout le côté dramaturgique de la danse, dans la manière de monter un spectacle.

L.B.D. : Etes-vous l’auteur des textes que vous mettez en scène ?

G.A. : Il y mes textes et des textes que les danseurs écrivent.
On travaille aussi sur un certain nombre de textes comme Penser entre les langues d’Heinz #Wismann (1) qui est un philosophe-philologue dont j’ai commencé à travailler les textes. Il s’intéresse au langage, à savoir comment la pensée circule entre les langues. Il est une source d’inspiration pour ce spectacle.
Il y a des extraits d’Ecrire de Marguerite #Duras (2), des textes poétiques de Gherasim #Luca qui fait de la poésie sonore et de Gilles #Deleuze aussi.

L.B.D. : Est-ce une création spécialement pour le Festival de Marseille ?

G.A. : C’est une création pour le Festival de Marseille mais qui n’aurait pas pu se faire sans Marseille Objectif Danse et qui a une collaboration avec le Festival de Marseille. En l’occurrence, le spectacle est programmé dans la carte blanche de Marseille Objectif Danse qui soutient la compagnie depuis vingt ans et qui a, très souvent, produit nos représentations à Marseille.

L.B.D. : Marseillais et installé avec votre compagnie La Liseuse à Marseille depuis 1993, pourquoi avoir fait le choix de la Friche de la Belle de Mai plutôt que de la scène internationale ?

G.A. : J’avais envie d’y revenir. Je suis parti à Paris et j’y passé sept ans. C’était très important pour moi de le faire à ce moment-là. Mais après, c’était plus important pour moi de trouver une qualité de vie et de travail, différente à Marseille.

Entretien réalisé par #Linda #BeDiaf

(1) WISMANN, Heinz, Penser entre les langues, 2012, Albin Michel, coll. " Bibliothèque Idées ", 320 p. 
(2) DURAS, Marguerite, Ecrire, Paris, 1993, Gallimard.
Georges #Appaix : "L'écriture de la #danse"
Tag(s) : #People Art, #Culture - 2013
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